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la peur, le consentement et moi

Auteur: Véronique ALONSO

Date: 30/04/2015

La peur, un bien grand mot (maux) que celui-là.  

photo la creation

Nous sommes tellement habitués à vivre avec la peur et dans la peur. La télévision, les séries, les films, les journaux, les hommes politiques la véhiculent dans notre quotidien.  Une personne dans notre environnement proche l’exprime au moins une fois par jour. Et le nombre de pensées à ce sujet est impressionnant.

Mais qu’en est-il réellement ?

Dans un précédent article, j’ai parlé de notre pouvoir de création. La peur est un des vecteurs créatifs de nos vies. Mais pas tout à fait comme nous l’entendons.

Les peurs créent exactement ce que nous ne souhaitons pas. Elles cristallisent notre attention sur ce qui peut nous arriver de pire ou de désagréable et occultent ainsi le joyeux, le léger, l’agréable.

Chaque pensée de peur crée ainsi ce que nous souhaitons éviter.

Regardez. Regardez une personne qui a peur d’être agressée, dans la rue, en voiture… Quelle est son attitude ?  Quels sont ses comportements ?  Est-elle ouverte ou est-elle déjà fermée, déjà sur la défensive ?

Et cette attitude, ce comportement que vont-ils générer d’après vous ?

Regardez une personne qui a peur de la maladie ou qui a peur que d’autres tombent malades. Quels sont ses comportements ? Qu’induisent-ils sur elle-même ou sur les autres ?

Nous générons, nous créons nos vies à partir de nos pensées. Si nous souhaitons vivre une expérience difficile, problématique, où les personnes que nous rencontrons ne sont pas agréables avec nous, nous le vivons.

Quel rapport avec la peur ? C’est simple, la focalisation et le système de pensée créent exactement ce que nous pensons.

Vous avez peur d’être rejeté, vous l’êtes.

Tout dans vos actes, vos paroles va générer cela. Vous êtes prêt à cela. Les peurs vous ont préparé à cela. Et quel beau moyen de vous confirmer que vous devez avoir peur que celui de générer, à peu de choses près, votre scénario de peur.

Combien de fois vous êtes vous dit : « Je m’y attendais », « J’avais raison d’avoir peur ».

Combien de fois avez-vous dit « Tu vois, je te l’avais dit ».

Par vos peurs, vous donnez le consentement à ce que cela se produise.

Nous ne voulons plus de viols, d’agressions, de meurtre, de terrorisme, de guerre dans nos vies. Et que faisons-nous ? Nous en avons peur. Pensez-vous vraiment que toutes les pensées de peur sur ce sujet ne créent pas ce qui arrive dans le monde, ce qu’il se produit dans le monde ?

Pensez-vous que toutes les manifestations, regroupements, associations de lutte contre …  n’ont pas l’effet contraire à celui qu’ils recherchent ?

Chaque groupe, chaque manifestation, chaque combat, chaque lutte donne le consentement à ce que l’objet de la lutte existe et se produise à nouveau.

Pourquoi ? Parce qu’ainsi, nous donnons un sens à l’existence de ce qui s’est produit et que nous pensons que cela va se reproduire.

Nous pouvons nous insurger contre à un moment donné, nous pouvons dire STOP nous ne consentons plus ou nous ne consentons pas, nous pouvons le dire 20, 30 fois, 60 fois,  mais si nous restons dans la peur que cela puisse se produire, nous consentons à ce que ces évènements existent dans nos vies. Sans cette prise de conscience, nous continuerons à créer toutes ces expériences.

Nous sommes tous responsables de ce qu’il se produit partout dans le monde parce que nous créons, chaque jour, chaque heure, chaque seconde, chaque nano seconde. Nous donnons notre consentement à cela.

Mais vous allez me dire : « Tout le monde a peur, ça fait partie de la vie d’avoir peur, c’est le moyen de nous protéger, sans elle comment sentir le danger ? Sans elle, comment prévoir le risque ? Cela fait partie de l’homme, elle assure notre survie. »

Je n’aurai qu’une réponse : « Êtes-vous sûr de cela ? Qui vous a dit cela ? Avez-vous déjà essayé de vivre autrement que dans la peur ?  Avez-vous fait l’expérience de vivre, ne serait-ce qu’une journée, sans peur, sans inquiétude ? Comment pouvez-vous être certain de la nécessité de la peur pour vivre ? Parce que tout le monde le vit ou parce que vous en faites vous-même l’expérience ? Par exemple, comment savez-vous que tel ou tel vêtement vous va ? Vous l’essayez d’abord, vous le touchez, vous bougez avec, non ? Ou vous achetez tout ce que l’on vous dit d’acheter sans l’essayer avant ? Pour les peurs et la vie, c’est la même chose : on l’expérimente. »

« Mais quelles sont les solutions ? Je ne sais pas faire disparaitre mes peurs. Je n’arrive pas à lutter contre » me répondriez vous.

Et je répondrais : « Commencez par arrêter de lutter contre vos peurs, contre vos angoisses. Listez-les. Identifiez-les une à une. S’il y a lieu, transportez avec vous un petit carnet et notez-les à tout instant. Puis regardez les une par une. Regardez ce qu’il y a derrière chacune … quelle autre peur et notez-la. Octroyez vous, chaque jour, 10 minutes et traitez-les. »

« Mais j’en ai beaucoup, c’est énorme ce que vous me dites de faire là … » me direz-vous encore et je vous répondrais :

« Regardez-les, regardez toutes vos peurs une par une et regardez … En fait, vous n’en avez pas tant que ça. »

Beaucoup sont auto-générées par quelques-unes.

C’est comme un château de carte : si vous traitez celles de la base, toutes, et je dis bien toutes, s’effondrent et disparaissent.

Regardez aussi si vous avez vraiment toutes ces peurs.

Parfois, ce ne sont que des habitudes de comportement et il n’y pas forcément de peur à l’origine.

Ils nous arrivent aussi d’agir simplement par habitude ou par automatisme de reproduction.

Pour identifier ce qui est réellement, il suffit de REGARDER.

D’autre part, contrairement à ce que beaucoup véhiculent et pensent, ce n’est pas toujours la peur de mourir qui nourrit et génère la plupart de nos peurs. Cela peut être la peur de VIVRE, la peur d’ETRE NOUS, la peur de VOIR QUI NOUS SOMMES VRAIMENT, la peur de notre IMMENSITE, la peur de notre ILLIMITE, la peur d’être différent, la peur d’être comme tout le monde, la peur d’être séparé, la peur de …

Nous n’avons pas besoin d’avoir une liste de référence sur laquelle nous appuyer, nous n’avons qu’à REGARDER ce qui se joue en nous.

C’est cette peur ou ces peurs de base qui sont à l’origine de nos expériences de vie actuelles. Nous avons tous le pouvoir de nous en libérer.

Nous n’avons ni besoin d’être éveillé, ni d’être réparé, ni d’être guéri pour cela, nous avons à le DECIDER et en faire l’expérience.

Il ne suffit pas de vouloir s’en séparer, s’en débarrasser. Il est important de REGARDER et de DECIDER de traiter ses peurs.

Vouloir s’en séparer, vouloir s’en débarrasser, nous sépare encore plus de qui nous sommes. Cela  nous sépare de nous.

DECIDER est un CHOIX. Nous prenons la responsabilité de NOS VIES. Nous devenons l’acteur de notre vie.

Dans le « vouloir », celui que j’appelle le « vouloir non conscientisé », nous réagissons. Nous réagissons par rapport à un moteur dont nous n’avons pas conscience.

Dans le DECIDER, que je peux nommer aussi le « VOULOIR CONSCIENTISE », nous sommes totalement et entièrement conscients de ce qu’il se passe pour nous. Nous n’avons aucun BUT caché ou non vu. Nous sommes comme aspirés par l’action tout en étant totalement et complètement conscient de tout ce que nous faisons.

Nous sommes responsables de nos vies et de toutes les vies. Toutes nos actions se réalisent en CONSCIENCE. Pas une seule fois les mots il faut, je dois, c’est mieux … n’apparaissent.

Il n’y a aucun jugement de soi, des autres, des objets, des situations, …

Aucune réflexion n’est présente au préalable du choix. Il n’y a pas de doute ni de volonté. Tout est vu, rien n’est caché, ni occulté.

Nous ne sommes pas obligés de faire un choix et de nous y tenir.

Nous faisons le CHOIX dans l’instant et nous savons que nous pouvons changer d’avis n’importe quand et à n’importe quel moment.

Nous pouvons même décider d’avoir à nouveau peur.

Il n’y a pas de mieux, de moins bien, d’élevé, de bas, d’être comme certains ou de se différencier, à la base il n’y a aucun besoin particulier.

Dans le VOULOIR, il y a un manque… quelque chose à remplir, quelque chose à combler. Même s’il est voilé par un « Je me dois d’avancer pour moi-même » ou « Je me dois de me libérer de mes peurs pour moi même, pour mon bien-être » .

Dans le DECIDER, il n’y a rien. Rien à combler, rien à remplir. Il n’y aucun but. Il n’y aucun bruit.

Dans le cas de « Vouloir traiter ses peurs », c’est un peu comme élaguer une partie de nous-même pour un motif ou un but inconnu, non identifié. NOUS VOULONS REGLER LE PROBLEME QUELLES QU’EN SOIENT LES CONSEQUENCES.

Nous ne sommes responsables de rien. Nous sommes dans une totale et complète illusion…. « ça me pourrit la vie, il faut que je m’en débarrasse… »

La peur n’est pas une étrangère à qui nous pouvons claquer la porte au nez.

Les peurs ont fait partie de nous. Nous avons choisi de vivre jusqu’à présent avec elles, dans elles et par elles. Ce n’est pas elles qui nous ont choisis.

Il n’y a personne qui l’a décidé pour nous. NOUS L’AVONS TOUS DECIDE. Nous avons tous, chacun d’entre nous, choisi cette expérience de vivre avec, dans et par les peurs. Il n’y rien de bien ni rien de mal à vivre cela. Nous ne sommes pas des victimes.

DECIDER de TRAITER SES PEURS, c’est faire le choix d’une autre expérience de VIE. Et c’est un engagement que nous prenons avec nous-même. Nous devenons LES RESPONSABLES DE NOS VIES.

 

Je n’ai nul besoin de la peur pour me pousser à vérifier si je suis en sécurité ou non, si je me trompe ou non parce que j’ai décidé de vivre en sécurité.

J’ai décidé de vivre la simplicité, la légèreté, la joie d’être qui je suis.

J’ai décidé de me libérer de ce qui m’entrave.

J’ai décidé de traiter mes peurs.

 

Comment ?

Il y a à l’heure actuelle de nombreux et merveilleux outils de traitements des peurs.

Pour n’en citer que quelques uns :

 

Enfin, pour ceux qui souhaitent être accompagnés lors de ce travail, nous avons créé un stage dédié sur le sujet : « La peur, le consentement et moi » qui aura lieu les 20 et 21 juin 2015 à SAINTE GEMME MARTAILLAC.

Pour plus d’information et vous inscrire :

https://www.gahia.com/wp/evenements/la-peur-le-consentement-et-moi/

 

Dans la joie et l’amour

Véronique

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